Anecdotes

La Celle–Dunoise

L’an 1660, les neiges et les glaces ont couvert la terre 3 mois ou plus, ayant commencé environ 10 jours devant Noël. La glace a esté si forte que l’on passait aisément sur la rivière les charettes chargées : mesmes que l’on allait de ce bourg à la fontaine St Pierre sans passer par le pont, passant au dessous en commençant dans le quart du jardin de Guilherot tout droit à la fontaine. Et le jour de mardi–gras dixième février, les habitants de la Celle jouait à la boulle dessous le pont où le mesme jour j’ai observé 19 personnes habitants La … au dessus le pont sur la rivière jouant ou regardant.
Signature : D’Horlhar, curé
(Relevé par Nicole BERGER)

Le 10 janvier 1661, est survenu de nuict un très grand desbordement d’eaux par une continuation de pluyes quelques jours auparavant et a commencé le dict débordement dès la nuict précédente jusques à trois heures environ apprès –midy, en a emporté le moulin repied retenu comme tous les authres moulins situés sur ceste rivière, a emtamé et entrouvert l’esperon du pont du costé du moulin car l’eau dudict desbordement est montée jusques au troisiesme rang des quartiers d’en haubt du dict esperon ou pille du pont, ainsy escroulé et menassé d’une ruine totalle la dicte arcade. Ce que j’ai vu et écrit à l’age (que j’ai ) de 55 ans.
Signature : D’Horlhar, recteur de l’Eglise de La Celle-Dunoise
(Relevé par Nicole BERGER et Véronique REYES)

Ajourdhuy dix neuf may mil sept cent quatre vingt treise lan second de la republique francaise nous Vincent BONNIN LAVAUTBOIS commissaire nommé par le control general de la commune de la celle dunoise pour recevoir les actes destinés à constaté les naissances mariages et déces sur la déclaration à nous faitte par Antoine CHAPON chanvreur, Jean DEDIEU domestique et Silvain BORDET farinier tous habitans et demoiciliés au bourg de la celle en cette commune quen se promenant le long de la cluse de la riviere de creuse qui passe dans le dit bourg ils avoient apercus dans la ditte ecluse vis a vis du prêt qui appatient aux héritiers de Louis SEAUVARD tisserant feu Leonard CHESSES du bourg de cette commune une personne au font de la ditte ecluse qui etoit noyée et quils avoient avec des crochets tiré de l'eau la ditte et mise sur le galon du dit prêt la quelle se trouvoie etre une femme les quelles déclarans ont requis notre transport et à l'instant etant sept heures nous les avons suivit accompagné des citoyens BAZENERYE secretaire greffier de la municipalité de cette commune, de Pierre LASSARE cultivateur et officier municipal et de Gabrielle CHAUMON aussi officier municipal de cette commune nayant point put trouver de chirurgien pour faire visiter le cadavre, nous l'avons fait visiter en presence des officiers municipaux et du secretaire greffier par les susdits BORDET, CHAPON et DE DIEU qui declare n'avoir trouvé aucunes meurtrissures sur le dit cadavre que la ditte femme avoir perdue la vie par leau, la ditte femme ete habillée de brassière detarmine rouge gorge de pigeon sans coueffe, et sans bas une mauvaise cape de f? brun sur les groles, les memes et presence des susdits officiers ? ont fouille et cherche dans les poches de la defunte et y ont trouvé un chapellet, trois aufs, un couteau un etuy de bois un doits à coudre, des broches pour faire des bas et vingt cinq sols et neuf deniers en monaye tous les citoyens cy dessus nommes ont déclarés ne pas connoitre la ditte noyée, comme le cadavre sentant tres mauvais lhinumation sen est faite tout de suitte dans le cimettiere de la commune le tout en presence des susnommes, et ceux qui ont porte au cimetiere le dit cadavre qui sont Silvain BORDET, Antoine CHAPON,Jean DE DIEU et Louis SEAUVARD tisserant tous citoyens de cette commune ont retenut pour toutes peines les vingt cinq sols neuf deniers dargent, aufs et cape de tout quoy nous avons fait acte et nous sommes soussignes avec les officiers municipaux et greffier les déclarant ont dits ne savoir signes en ?
Signatures : CHAUMON offisie, LASSARE offisie, V BONNIN LAVAUDBOIS commissaire officier public, BAZENERYE greffier
(Relevé par David RAMEIX)

Maison-Feyne

Le seizième jour du mois de juillet de l'année mil sept cent trente deux est née Marie Lasnier fille de ? Gabriel Lasnier Sieur des Barres et de Demoiselle Françoise Dumon, sa femme, demeurant au château de Vervy paroisse de Fresselinnes a été parain Antoine de Saint Maur ? Seigneur de Fresselinnes et maraine Demoiselle Marie Tardy de la Feuille et a été par moi curé soussigné baptizée dans l'église parroissiale de Maison Feine à cauze du danger de passer la rivière pour aller à Fresselinnes, Lesdits Sieurs parain et maraine se sont aussye soussignés.
(Relevé par Jean NICOLAS)

Anzême

Le vingt huit aoust (1792) la riviére Creuse a été si enflée quelle se joignait aux deux bouts du pont et a emporté quantité de moulins et plusieurs personnes qui étaient dedans.
Signature : Cordeau curé d'Anzême
(Relevé par P. BRUNET)

Saint-Sulpice-les-Champs

Trouvé à la fin du registre des BMS de l'année 1789 :
"C’est au commencement de cette année qu’a été établi juridiquement le vicaire. Plusieurs de mes prédécesseurs avaient fait la tentative mais je ne sai par quel motif ils avaient abandonné leur entreprise. Cette année sera très remarcable pendant longtemps dans les fastes de l’histoire par la grande révolution qui c’est opérée."
Signature : JAGOT vic. de Saint-Sulpice-les-Champs
(Relevé par G. GARDETTE)

Le métro parisien

" Léon CHAGNAUD est né en 1866 au Bourg d'Hem et décédé en 1930 à Champsanglard, communes situées dans le département de la Creuse.
Ce maçon de la Creuse est le fils d'un entrepreneur creusois. Il réalise seul ou en association des ouvrages de travaux publics. Il sera e 1911 le président du Syndicat des entrepreneurs de travaux publics. En 1921 il sera président de la Société des ingénieurs civils.Entre 1921 et 1929 il sera sénateur de la Creuse.
En 1904, Léon CHAGNAUD répond à un concours pour réaliser un tunnel sous la Seine entre la Place du Châtelet et la Place Saint Michel.Toutes les grandes entreprises se présentent au concours et c'est Léon CHAGNAUD qui remporte celui-ci en proposant une technique novatrice.
Le chantier sera engagé en 1905; ainsi la ligne 4 du métro de Paris devient la première à franchir la Seine en souterrain. La méthode retenue de traversée sous-fluviale est celle de caissons métalliques de vingt à quarante mètres de longueur montés sur les berges et foncés verticalement dans le lit du fleuve. Les extrémités des caissons sont obstruées, puis ils sont remorqués à leur emplacement avant qu'une injection de béton entre les parois métalliques les immerge sur le lit du fleuve. Au niveau inférieur de ces caissons, une chambre de travail emplie d'air sous pression permet le travail des ouvriers. Le caisson s'enfonce au fur et à mesure du dégagement du sol jusqu'à sa position définitive. Le grand bras nécessite l'emploi de trois caissons, le petit bras, deux caissons.
Le passage de la Seine est aussi marqué par l'utilisation de la congélation du sol trop humide entre la station Saint Michel et la Seine, sous la voie du chemin de fer de la Compagnie du Paris-Orléans en 1908 et 1909. L'installation de deux usines frigorifiques permit l'injection de saumure refroidie à - 25°C dans plusieurs dizaines de forages pour stabiliser le terrain. "
(Source Wikipedia)
Diaporama sur la construction du métro

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